top of page
  • Photo du rédacteurlifexploratrice

Quels sont les niveaux en Yoga ?

Le concept de niveau est beaucoup répandu en Yoga. Que ce soit le niveau d'un cours d'asanas (de postures) ou le niveau spirituel d'une personne, on peut l'entendre un peu partout. Quels sont donc ces niveaux ? Existent-ils vraiment ?


Débutant vs avancé ?

Un cours de Yoga ne peut être considéré comme pour débutant exclusivement sous couvert que les asanas sont simples, qu'on travaille l'alignement, et prend le temps de ressentir, de ralentir.


La variété de postures, leur enchaînement rapide ou lent, la souplesse ou non, ou encore l'âge et le nombre d'années de pratique, ne sont pas non plus des critères de niveaux.


Or c'est bien ce qui est sous-entendu par les médias, et parfois, les professeur.e.s eux.elles-mêmes. Certain.e.s élèves en viennent à penser qu'un cours avec des variantes accessibles ne serait pas suffisant pour eux.elles, se considérant d'un niveau plus avancé.


Où est le couac ?


Le couac c'est que cette conception de niveaux se repose sur une approche du Yoga comme une activité à objectifs physiques. Iel perçoit la pratique comme un sport, de la gym ou de la performance avec des échelons à grimper. Quel paradoxe !


Quel paradoxe, lorsque le Yoga propose non seulement une approche introspective, contemplative et se positionne au-delà de l'idée de niveaux, concept mental, et non reflet du réel.


Cette approche de la pratique amène souvent les élèves à privilégier "l'accomplissement de postures" à la pertinence de l'alignement, à l'écoute de leur corps, au réel potentiel méditatif de la posture et de questionner si le corps est réellement prêt à explorer cette asana. Les apports semblent positifs car sur le moment on peut être fièr.e de soi, ressentir diverses sensations de plaisir, cependant le potentiel de la pratique est en réalité réduit à des effets passagers et superficiels voire néfastes pour le corps sur le long terme.

L'intention n'est pas de créer un plaisir éphémère et une source de fierté à travers la volonté de pousser et forcer son corps à se plier à notre volonté mais d'explorer son potentiel d'équilibre intérieur, de recul, de s'explorer en profondeur.


Dans quel contexte l'utilisation du terme niveau peut être pertinente ?

Le terme de niveau, en ayant conscience du Yoga comme une pratique méditative et introspective, énergétique, peut-être utile dans certain.e.s contextes.


Le premier, afin de répondre à la recherche de simplicité d'un.e élève potentiel. Si l'on souhaite une pratique particulièrement douce car on aimerait apprendre à ralentir, que par sensibilité on préfère quelque chose doux et simple, méditatif, ou que notre corps est traversé par des douleurs suite à des chirurgies ou pathologies, des limitations dûes à la sédentarité sur plusieurs années et que des séances intitulé.e.s débutant.e.s nous permettreront d'être plus sûr.e de son accessibilité alors par souci de communication et afin de spécialiser la séance à ces attentes le terme de niveau peut être utile.


Pour l'anecdote, je donne plusieurs cours de Yoga doux dans la semaine, ces séances sont autant prisées par des pratiquant.e.s de longue date qui sont passé.e.s par des approches toniques et demandeuses physiquement s'intéressant à présent à l'équilibre intérieur, la méditation, la pleine conscience, la douceur, que par des personnes qui découvrent la pratique posturale et/ou méditation.

En effet, on se rend bien vite compte que même avec un corps qui peut faire plein de postures et les enchaîner rapidement le calme intérieur et notre compréhension profonde de nous-mêmes au quotidien n'est pas forcément plus présent.e.s.


Ainsi, en mettant le terme de "débutant.e et intermédiaire" sur les séances de Yoga en conscience et lâcher-prise, je permets d'annoncer qu'il y aura un accent sur l'aspect d'exploration des asanas qui pourront être plus demandeuses qu'en Yoga doux, tout en respectant le corps de chacun.e. et en restant ancré dans la reconnexion à soi et l'exploration de perspectives.


Le deuxième contexte, propose un point de vue plus technique. Car techniquement, le corps est prêt ou non à faire une asana. Parfois il faudra prendre son courage à deux mains et ne pas entrer dans une posture, en particulier si le corps ou le.la professeur.e signale que ce serait plus nocif que bénéfique sur le moment. Selon si on a des tensions dans la nuque ou des prothèses aux épaules, de la cyphose, ou un dos arrondi on ne va pas se lancer dans n'importe quelles asanas. Ce qui demande de l'écoute et également de l'expertise d'un.e professeur.e.


La bonne nouvelle c'est que peu importe le nombre d'asanas que le corps peut explorer les bénéfices ne sont pas limités ni définis à cela. Le caractère transformateur de la pratique réside dans le potentiel d'introspection, de lâcher-prise que permet l'existence même de la séance.


Marie Mazeau professeure de Yoga Paris méditation douceur Lifexploratrice

Marie Mazeau, Lifexploratrice, professeure de Yoga certifiée à plein temps à Paris, spécialisée dans les séances douces, joyeuses, pédagogiques et méditatives en ligne, en individuel, en associations, en entreprises et en studios.


 






Comments


bottom of page