• lifexploratrice

La nature est-elle partout?

Dernière mise à jour : 16 mai

Dans l'article Tu fais quoi dans la vie? je t'ai partagé mes questionnements sur le décalage entre qui nous sommes et ce qu'on pense que nous sommes. Cette distinction n'est pas anodine. Elle nous limite dans nos actions et nos aspirations.


Détective, j'attrape ma loupe et constate que ce sujet en introduit un autre. Je pense à l'intégration, la visualisation, ou encore, la prise de conscience des outils méga puissants dont nous disposons afin de vivre, maintenant, nos désirs profonds.


Mais tu vas me couper à ce moment-là de la lecture pour me dire: "Yo, on avait dit qu'on parlerait de la matérialisation de ce blabla de développement personnel, philosophique, spirituel ou que sais-je!


Aaah la divagation.


Mes 2 mois dans un éco-lieu en construction

(c'est mieux là, non?)




Comment j'ai découvert l'existence des éco-lieux


Motivée par mon besoin d'expression et mon souhait de vivre pleinement, je débute mes recherches dans l'optique de trouver un stage dans la protection de la nature. A l'aide de mes deux jambes, je me rends à une conférence sur l'Autonomie énergétique. Le présentateur explique son contexte de vie et comment il a été amené à vivre ainsi. Ce dernier habite dans un éco-lieu.


C'est quoi un éco-lieu?


Il s'agit, selon sa description, de viser une totale autonomie de vie. En somme, les questions comme: Comment se fournir en énergie? Comment chauffer l'eau ? Comment se nourrir?, et j'en passe, fondent le lieu. Ma curiosité est piquée. Je suis toute ouïe.


Tout d'abord, cet art de la débrouillardise m'attire beaucoup. Allier créativité, ingéniosité et entraide, miam. J'adore. Voilà des challenges croustillants. Plus que cela, la recherche d'autonomie répond à des questions de réflexions sur les besoins primaires humains. Parfait. Je voulais du concret, du pertinent, en voilà!


Cela ne va pas s'en dire que ces questions animent d'autant plus mes pensées et intuitions de citadine. Le confort matériel poussé à notre niveau actuel peut-être suspect. J'ai vécu en ayant tout ce dont j'avais besoin. Soit de l'eau potable (qui sort du lavabo, je ne te dis pas le truc de ouf), des aliments pour me nourrir, de l'eau chaude pour me laver, un lit, un toit, et des connections humaines. Je ne pouvais vraiment pas avoir plus que cela. Déjà, à ce stade, c'est l’apothéose matérielle.


Cependant, bizarrement en terme d'autonomie ce n'est pas ça. Les connaissances de débrouilles me volent au-dessus de la tête. Alors, en entendant ce discours, je me suis dit que ce serait juste naturel et nécessaire de me pencher sur le concept. De plus, j'avais un profond désir de me reconnecter avec un environnement plus sain. Bref. Les éco-lieux répondaient à une partie de ma recherche intérieure.



-Les "déchets" sont des opportunités. Je recycle les photos insta en te sensibilisant à la permaculture. Si c'est pas beau ça!


Ce que cette expérience m'a révélé


Je me rends, donc, chez une famille en montagnes. Le soleil bas son plein. J'appréhende de travailler dans cette chaleur. J'apprendrais plus tard que, dans les grandes villes, l'air est difficilement respirable et pesant en temps de soleil. Cela est dû à la pollution. En montagnes, c'est beaucoup plus vivable.


La nature un amant, une mère, un lieu de retour à soi (méditatif)


Mes observations:


- l'environnement citadin avait shapé ma façon d’être. Sans, bien-sûr, modifier mon essence- imperméable à la réalité matérielle.


- la nature m'a renvoyée une partie de ma sagesse sur:

  • la notion du temps construite et considérée comme vérité en ville

  • la vie sans jugement, sans la même utilisation de nos pensées, l'adaptation et l'acceptation à ce qui est.

  • la beauté de tout ces flux d'énergies. Pouaaa cette beautéééé. Les étoiles par milliers*, le soleil qui se couche, les rayons du matin qui dessinent la forêt, les bruits et sons environnants (très bruyante la nature), l'eau qui s'illumine au contact du soleil. Eau fleuve de vie. L'air frais. La nuit.


* c'est pour la rime


J'étais chez moi. Mon corps était là où il devait être. Je l'observais être aussi confortable et serein qu'en pleine méditation. La nature sous cette forme, (on en vient au titre) c'est ma maison. Tout est déjà là. Mes instincts sont réveillés, ma manière d'agir me surprend. Si naturelle dans cet environnement peu familier.



Le fait est que la nature est partout. Tout est nature. La ville, les immeubles, les voitures, les magasins tout cela est nature. Cependant, sa forme change.


Cette observation a toute son importance.


Actuellement, on a conscience de trop peu de choses sur nous. Je pense, ici, à notre psyché, savoir qui on est, et pourquoi nous sommes là. L'environnement citadin n'est pas propice à ces découvertes. Nous sommes entouré-e-s de sons distrayants (qu'on en ait conscience ou pas notre corps capte les informations), d'ondes et de croyances autour du système de pensées rationnelles.

Tout cela dirige notre attention vers "l'extérieur", c'est-à-dire, l'expérience matérielle dans son ensemble, au lieu de la diriger vers notre source, notre "intérieur". Ce truc indescriptible qu'on explore en méditant notamment.

Chacun de nous, dans cette expérience, disposerait d'un life purpose. Ce concept ne correspond pas à celui que l'on nous expose à l'école. Il s'agit simplement de l'expression de la vie, de notre être, qui t'est unique et individuelle. Ainsi, il n'y a pas de bon ou de mauvais chemin. Il y a juste toi qui vis, et qui te rapproche de plus en plus de qui tu es. Et ce "chemin", cette "vie", ou encore, cette intention, n'est qu'une expression de la vie.


A présent, nous allons chercher à nous connaitre, nous allons rediriger notre attention vers notre intérieur, pour découvrir des perceptions et connaissances incroyables "à portées de psyché".

La méditation est l'outil éducatif le plus efficient que je n'ai jamais testé. Il en existe d'autres.


A ce moment-là, chacun sera ok, pour ne pas dire en béatitude, avec la vie. Tout sera bien. En découlera une matérialisation, qu'on le veuille ou non. Il s'agit de l'expression de la vie, de toi, pinceau, qui renoue avec le peintre.


De cette manière, la spécialisation n'est pas une intention ex-ante, mais un constat, in-fine. Le flot de la vie sera entretenu et chéri avec amour. Puisque chacun de nous, ne faisant qu'un avec notre être ne peut qu'exprimer ce love. On incarne celui-ci. Renouons avec lui.


En conclusion, j'ai retrouvé mon amour profond pour le processus de la vie et cette merveilleuse terre. Cette incroyable expérience est la nôtre et celle de tout ces éléments. Nous sommes les mêmes, qu'un, à nous émerveiller de ce que le monde Est.


J’espère avoir attisé ta curiosité.


Je te t'envoie un énorme câlin,

Nuage de bisous,

Merci


- Marie Mazeau professeure de Yoga sur Paris et à l'international. Guidance avec douceur et Joie.