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"Quelle est la meilleure position pour méditer ?" (Partie 2)

Dernière mise à jour : 14 mai

Nous voici arrivé.e.s à la deuxième partie sur trois de la série "Je n'arrive pas à méditer".


Dans la première partie on a répondu aux questions et préconçus les plus connus sur la méditation. On a abordé les notions de vide, d'absence de pensées, ce qui est entendu par cette pratique.


As you follow this serie, be attentive you will found sparkles of what you are looking for in every corner.


A présent, nous allons nous pencher sur les questions suivantes : pourquoi le dos droit ? Pourquoi est-il important de relâcher les tensions ? Quelle est l'utilité de la pratique des asanas dynamiques ? Pourquoi je ne tiens pas longtemps assi.e.s en méditation ?


La position en méditation


Il n'y a pas de bonne et mauvaise position. Le lotus, si il t'est confortable, semble être une très bonne option à tester.


Oui, à tester.

En effet, pour méditer il existe quelques indications à suivre le mieux possible. Mais comme toujours il s'agit de ton corps, unique, et de tes perceptions (sensations) uniques. Ainsi, il s'agit de tester celle qui te convient le mieux. En tailleur simple, les pieds l'un contre l'autre proches des parties génitales, en demi-lotus, ou les genoux sur le sol, avec coussin, sans coussin etc.


Les seuls aspects à vérifier sont : le dos droit, sans tentions, épaules, visage et jambes relâchées. Ensuite concernant la position des mains, bras et tête elle varie selon les pratiques et méthodes.


Pourquoi le dos droit ?




Car la méditation est également énergétique. Or, les principaux centres d'énergies se situent du dessous du bassin jusqu'au-dessus du haut du crâne. Il faut que celle-ci circule librement, aisément. De plus il s'agit de ne pas se faire mal. La posture assise droite permet de rester plus longtemps, sainement, en position assise.


Tu me diras aussi "je peux méditer allongé.e". Oui et non. Oui techniquement car ta colonne vertébrale est bien droite, le corps relâché...peut-être trop... L'attention est notre outil, notre pouvoir. Pour qu'il soit au top de ses capacités il nous faut être alerte. Tu comprends donc pourquoi être assis.e est requis, prioriser. Prioriser car, comme toujours, selon tes ressentis, tu peux juger qu'il est mieux pour toi de méditer allongé.e à certains moments...

Pourquoi est-il important de relâcher les tensions ?



Parce qu'on souhaite se faciliter la chose. Plus le corps est relâché, tout en restant droit, plus il nous est possible de poser notre attention sur autre chose.


Interviennent ici les asanas (postures) dynamiques . Il existe de nombreux types de yoga dynamiques. Ils font partie de la boîte à outils Yogique.

En Occident on a tendance à restreindre le Yoga à ces derniers. Sans doute car il est ainsi plus facile de communiquer dessus et d'être accepté/adopté culturellement. Mais le Yoga ne se limite pas du tout à cela. Rappelons que le terme de Yoga signifie Union. Un terme nuancé, subtil, à saisir dans son entièreté. Il implique tout un ensemble, on parle d'holisme et de non-dualité.

Dans ce cas, quelle est l'utilité de la pratique

des asanas dynamiques ?


Ces dernières permettent de préparer le corps, énergétiquement. Elles ne sont pas à négliger, mais là encore, il existe des voies yogiques / exploration de Soi (chamanique, hermétisme etc) qui ne les priorisent pas, voire ne les emploient pas.


D'expérience, les asanas dynamiques me sont très utiles, à tous points de vue. Cependant, en aucun cas, elles ne remplacent la méditation.

Ses deux pratiques sont complémentaires.

Ses bienfaits :

- cultiver, en douceur, un espace entre le corps et le mental (approfondi ensuite en méditation)

- prendre conscience du pouvoir de la respiration, c'est-à-dire comment elle fait le pont entre le mental et ce qui Est (également utilisé ensuite en méditation)

- préparer et ouvrir le corps énergétique, soit, réveiller les canaux énergétiques. Peut-être que cela ne te parle pas du tout. Si tu pratiques tu as peut-être déjà l'intuition de l’existence de ces derniers sans forcément les conceptualiser (sensations de frissons dans le dos, changements de température par vagues le long de la colonne vertébrale, ou simple intuition).

- développer de la bienveillance envers ce qui Est (très utile pour la méditation, l'exploration quotidienne, entretenir un rapport nouveau avec les pensées, le monde et soi-même).

- découvrir son potentiel, réaliser l'impermanence, l'unicité de chaque moment.

- développer de la gratitude, une approche plus lucide et calme au quotidien, une conscience du corps, une approche sereine avec les sensations et j'en passe.


On se prépare donc à la méditation en apprivoisant ces moments avec soi-même. On développe des outils qui nous seront utiles pour une exploration profonde en assise et dans son application au quotidien.

Pendant les séances d'asanas dynamiques : listen to your body, your intuition. It knows. Adapt. No rule. You are the creator.


Pourquoi je ne tiens pas longtemps assi.e.s

en méditation ?


Selon les points de vues, il s'agit de concentration ou de lâcher prise. Il existe une barrière mentale. Plus l'espace se créait entre le mental et l'observation de ce qui Est plus il est facile de méditer sans frustration ou peine. Là encore, les asanas dynamiques aident.


De plus, il peut être question d'habitude culturelle. Il ne nous est pas forcément familier de rester assis.e par terre. Il faut du temps pour que les muscles du dos s'activent. Ses sensations d'inconfort peuvent provenir de ce phénomène. Au bout d'un mois de pratique régulière cela devrait s'atténuer.



D'autre part, le simple fait de ne pas se décourager, de chaque jour rester assis.e pendant une période de temps donne à ton mental un message de familiarité. On lui dit : "hey, regarde, c'est safe ici". Les semaines suivantes, il lâche prise de plus en plus.


Cependant, la pratique méditative n'est pas linéaire chaque jour est différent. C'est notre regard sur cette dernière qui peut impacter notre vécu.


Plus encore, il peut s'agir de choisir une période de médiation qui te convient le mieux. Le matin après le réveil et/ ou le soir avant le coucher correspondent aux horaires les plus recommandés. En effet, le corps est détendu les premières et dernières heures de la journée. Le matin car il n'est pas encore tout à fait réveillé. Le soir car il s'apprête à s'engourdir.

Personnellement, je préfère méditer le matin. Le soir j'ai trop envie de dormir et ne suis, ainsi, pas concentrée, je ne prends pas de plaisir à méditer. De plus, j'aime commencer ma journée ainsi.


Ensuite, il peut s'agir d'une question de méthode. Certaines méthodes ne correspondent pas à nos affinités, ouvertures du moment.


Il s'agit de tester, d'écouter, retenir ce qui nous parle le plus, "ce qui fonctionne", etc.


A toi de créer ton cocktail.


N'oublie pas que c'est un processus.


Patience, persévérance, jeu, intuition.


Dans le prochain et dernier article de la série. On se penchera sur les "reminders". Comment approcher la méditation ? L'article sera écrit en français. Quelques phrases seront en anglais. Il se penchera sur les perspectives, le rapport aux pensées, sensations...


Merci au lecteur / Yogi qui a inspiré le lancement de cette série par son commentaire sur la page Facebook sur la question de la position assise et de comment la prolonger.


J'espère que tu enjoy ces lectures,

Tendresses

One with the breath,

See you soon

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Partie 1 de la série : "Je n'arrive pas à méditer"


- Marie Mazeau professeure de Yoga sur Paris et à l'international. Guidance avec douceur et Joie.