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  • lifexploratrice

Les coulisses d'un projet

Dernière mise à jour : 14 mai 2022

Que se passe t-il derrière les scènes d'un projet ?

Comme tu le devines probablement, il y a parfois des hauts et des bas.

La pratique quotidienne consiste à déceler le permanent, le commun à ces montagnes russes, le commun à toute expérience.


Aujourd'hui, je vais te parler d'un de ces grands huit. Un peu comme un journal intime si tu veux.


L'intention est que tu y trouves un peu de soulagement, d'inspiration, de perspectives et de bonnes énergies.


Grand huit : projet, choix de vie

Lors d'un projet ou des choix de vie, des remises en question, parfois, des peurs peuvent se manifester.


On peut, cependant, choisir d'agir selon une perspective qui résonne profondément, comme : "Tout est possible. La vie n'est pas limitée par quelque chose, des évènements, des circonstances ou par quelqu'un en particulier (le "moi", le "je" par exemple).Tu peux le faire. C'est maintenant. Demain ton corps sommeillera dans une tombe. Découvre qui tu es vraiment. Découvre ce qui est au-delà du perçu, caché sous les couches de perceptions, de pensées."


C'est ainsi qu'on explore et challenge nos limites.


Limites, suggérées par l'identification aux pensées...


...dont le caractère réel pourrait être...


...questionné ?


Il peut arriver que ce choix d'agir en honorant les possibles soit considéré comme immature ou maladroit.


C'est ok, il s'agit d'un apprentissage.


Exploration


Cela a commencé à l'école, tout ce qui était annoncé comme "impossible à réussir, hors de portée, ou trop difficile" a été pris comme un défi.


Parce qu'au fond, tu es la/le seul.e à savoir ce dont tu es capable.


Tu sais qu'ils/elles n'ont pas conscience de ton potentiel, du pouvoir de volonté qui réside en toi.



Mais le plus dur, c'était pendant la transition Etudes / professeure de Yoga.


Et tu sais, professeur.e de yoga c'est juste un terme pour communiquer.


Il n'y a pas vraiment de professeur.e et d'élève.


Pas du tout, en fait.


Il n'y a pas de supériorité ou d'infériorité.


Plus ou moins de connaissances.


Une bonne et une mauvaise façon de faire.


--

Une citation me vient à l'esprit : "We are just walking each other home" de Ram Dass. Nous marchons tous et toutes vers la réalisation et l'intégration de qui nous sommes vraiment à travers l'aspiration d'une aisance, d'une harmonisation avec la vie.


La création ou la conscience interagit avec amour et subtile joie avec elle-même.

À travers les montagnes russes, rythmant chaque scène, le souffle murmure de tout accueillir les bras ouverts, de transcender afin de ne plus se limiter à percevoir la vie seulement du point de vue d'un personnage, d'une scène, d'un film mais via l'origine de toute chose.


Grand huit : les doutes

Je parlais à de chèr.e.s ami.e.s des doutes qui apparaissent parfois. Comme un.e voyageur.euse de passage en ville.

Lorsque l'on réalise des choix de vie, se lance dans un projet, c'est d'autant plus difficile car on peut se sentir vulnérable, parfois inadapté.e ou trop présomptueux.euse de croire aux possibles, d'accepter ne pas savoir.

Percevant ce que tu partages et crées comme un service, et en même temps, une partie de ton exploration*.

*Pas fondamentalement cependant. L'exploration à un sens uniquement du point de vue du mental.

Plongeon en terre inconnue :


Quand tes doutes sont confirmés par une source, identifiée comme extérieure, tu en viens à les croire pertinents, vrais. Tu le vis comme une approbation à laisser tomber tous tes efforts. Abandonner. Et juste être. Aspirer à une sorte de mort. Caché.e de l'exposition.


Par ailleurs, même sans s'exposer délibérément (consciemment), on peut se heurter à cela. Ce qui peut être intéressant à observer.


--

Par "exposition", on entend la manière dont notre travail peut être perçu du point de vue d'un.e "consommateur.trice', leurs opinions sur nos créations, notre projet...


Du côté des créateurs.trices (entrepreneuse.eurs, artistes etc), il peut s'agir d'un jeu, un test d'outils et de leur potentiel, un art, un service (Amour), sans sens particulier...


Les effets de la non-contextualisation

D'autre part, nos doutes peuvent être confirmés, alimentés par des propos non contextualisés d'un.e gourou ou d'un.e enseignant. Ceux-ci sont vraiment puissants. Parce qu'on les tient d'avantage en estime.

Tu peux entendre des choses qui suggèrent :


Que tu n'es pas suffisant.e d'une certaine manière.

Que tu n'es pas approprié.e, légitime.


Que tu n'es pas le/la bienvenue.


Que tu es une fraude.


Cela peut être difficile à entendre, lire, considérer.


A ce stade tu souhaites abandonner.


Et si c'était vraiment vrai ?


Ne parle pas, n'explore pas, n'essaye pas, n'apprend pas ?


La puissance de doutes :

Les doutes cachent la réalité et, en même temps, en prenant conscience de ces derniers, en reconnaissant à quel point tu t'es empêtré.e de perspectives qui ne te servent pas et, plus important encore, qui cachent ta vérité, tu as la possibilité de démanteler leur fonctionnement. De voir les choses telles qu'elles sont, et non pas à travers le prisme de l'identification aux pensées.

Il s'agit d'un cadeau, d'une opportunité à creuser plus profondément, à te rapprocher de toi-même, de ton potentiel.


Ainsi, il peut être utile de reconnaître l'existence (même si illusoire) de certaines scènes comme celle-ci, de contempler sur la façon dont la sagesse et l'expérience humaine sont liées. Pas séparées. Que quoi qu'il arrive, il s'agit d'outils méditatifs pour revenir à la Vie dans sa profondeur, dans sa forme pure ou neutre,

Au cœur de celle-ci.

Les doutes perdent de leur poids, et de leur caractère réel, dès que ce processus de conscience, de lâcher-prise est réalisé.


C'est une façon d'approcher les choses tout du moins.


D'après mon expérience, la plus efficace.


Elle demande une certaine lucidité, et une capacité à lâcher prise, à tout prendre dans ses bras, à dire oui à l'expérience, à ne pas fuir la scène via l'intellect ou des émotions étouffées.

Les scènes sont là, alors profitons de ces dernières, de ces outils, de ces conseils, de ces enseignements.


Cela peut être délicat si tu utilises seulement ton l'intellect car cette perspective, ce portail, nécessite d'entrer avec le corps, les sens, les émotions, comme un bébé qui s'éveille à ce monde, complètement vulnérable et ouvert à tout ce qui existe de nouveau et d'intense pour lui.

Le yoga et ses défis :


Il semble qu'il y a une certaine confrontation/ des pensées / énergies/ réaction émotionnelle de la part d'une génération plus âgée et d'une plus jeune parmi les professeur.e.s de yoga. Quand on dit "plus âgées", on ne fait pas référence à des corps plus âgés ou à un certain concept de "génération". Mais à un modèle de croyances (même chose pour "plus jeune" qui illustre ici l'ouverture).


Il y aurait une bonne et une mauvaise façon de faire les choses. Il faudrait respecter une certaine manière de faire sans revendiquer son droit d'enseigner et de croire à de nouvelles approches, de transmettre par vocation. Que "étant jeune", on n'aurait pas nécessairement les qualités requises d'un enseignant yogi.


Il y a beaucoup à partager à ce sujet. Une perspective, une approche semble être définie comme étant la bonne, la plus sécure. Celle-ci attendrait de tous les enseignant.e.s le suivit d'une certaine voie (x années de pratique, y sorte de formation, z type de mentor etc.).


Tribune au Yoga


Pourtant, le Yoga est au-delà de tout cela.


Accessible à tout le monde.


Cette discipline introspective, existentielle est loin d'être une religion. Elle ne repose pas sur des croyances. Ce qui l'importe c'est l'expérience et pour ce faire, le partage d'outils.


Il s'agit d'une science incroyable. On parle des outils les plus sophistiqués qui soient mis à la disposition de quiconque prêt.e à s'informer, s'introspecter en profondeur.


Il n'y a pas de mêmes règles pour tout le monde, ni une façon uniforme de se comporter.


Les textes et les enseignements ne sont pas là pour se juger soi-même ou juger les autres. Ils ne reposent pas sur la peur vois-tu.


Il s'agit plus d'une carte.

La route est unique à toi.


La carte ne définit pas, la carte indique.


Tu as le pouvoir de choisir, tu as le pouvoir d'utiliser ou non ces indications, le chemin que tu prends t'appartient.


Plus précisément, le chemin, c'est toi.

Il n'est pas nécessaire de le définir, de l'expliquer, de le conceptualiser.


Il n'y a personne d'autre que toi qui ait le pouvoir de dire oui à l'exploration.


Ton intuition est l'un de tes guides les plus efficients.


En tant qu'enseignante (ce qui, une fois encore, ne signifie rien de particulier), le service consiste à guider ton attention vers toi d'une nouvelle manière, au-delà de concepts et de croyances sur qui tu penses être ou la façon dont tu percevais jusqu'à présent la vie. Ta compréhension des choses s'agrandit, tu réalises entre autres de plus en plus ce dont tu es capable, ce qu'on entend vraiment par liberté.


Il s'agit d'explorer ton potentiel.


--

J'ai donc un point de vue spécifique sur la question, par ailleurs je ne savais pas qu'il était spécifique jusqu'à ce que des portes se soient fermées à cause de cela.


Heureusement, l'existence n'a pas de frontières.


Dans cette discipline, science, les enseignant.e.s, les textes, les gourous pointent du doigt. Leurs doigts sont uniques à leur Sadhana (parcours introspectif). Mais ils/elles pointent tous et toutes vers la même chose.


Beaucoup vont s'arrêter à la dévotion, l'admiration du doigt qui pointent au lieu de tourner leur attention vers ce qu'il pointe.


Ainsi, ont peut avoir accès à une montagne d'enseignements sans jamais vraiment faire l'expérience de ce qui est partagé. --



Le Yoga ne juge pas car il est au-delà du jugement, d'ailleurs il aime les faits, les faits existentiels.


Les concepts sont utilisés pour indiquer une expérience, pour mettre des mots sur cette dernière.


Ils ne sont pas utilisés pour définir la vie d'une certaine façon, selon l'idée qu'on s'en fait.

Il s'agit d'une célébration, d'une aventure vers l'essence de la vie, d'un entraînement, d'une révélation.

Et quand il est écrit "Yoga", cela fait référence à son intention, celle de reconnaître ce qu'est la vie, qui tu es vraiment.

Pour conclure, l'exploration de soi et des profondeurs de la vie ne dépend pas de schémas, de croyances, de concepts, de morales, de peurs... La vie est au-delà de tout cela.


Tu es le/la bienvenue.


Les bras ouverts, la vie ouvre son cœur, te dévoile ses mystères,


Qui que tu sois, qu'elle que soit ta vie et ta relation avec ton cette dernière.


Au-delà des apparences, de l'identification aux concepts, il n'y a que le Maintenant. Pas de personne, pas d'endroit, pas d'évènements, mais Maintenant.


Pour aller plus loin :

Par anciennes croyances est entendu un dogme, le bien et le mal, des règles à respecter, la notion subjective de respect et de jugement, si on ne se conforme pas ou ne reflète pas ces croyances on ne serait pas digne d'être accepté.e. On peut être "jeune" et entretenir cette façon d'approcher la vie. Ainsi, comme mentionné plus haut, il ne s'agit pas d'une question d'âge. En effet, on peut cultiver ces croyances en les jugeant comme vrai pour nous et les autres et en agissant en conséquence, en disant que "c'est comme ça" à vous-même et à tous ceux avec qui vous interagissez.

Intéressant n'est-ce pas ?


Il est bien sûr possible de briser "le sort" en cultivant la conscience (pas la Conscience / Création mais l'exercice de conscience) et en ayant suffisamment foi en les possibles. Cultiver l'ouverture d'esprit, la compassion, la bienveillance, l'amour et la joie, par exemple. Pour cela, les pratiques sont là pour te soutenir, pour te donner un aperçu d'une perspective plus large, pour que tu puisses explorer la vie, t'explorer.


Joie, conscience,

Lifexploratrice


- Marie Mazeau professeure de Yoga sur Paris et à l'international. Guidance avec douceur et Joie.