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Comment vérifier sur quelle logique repose tes opinions ?

Dernière mise à jour : 14 mai 2022

Consciemment ou non nous utilisons quotidiennement une certaine logique mentale.


Nous semblons être sûr.e de son utilisation, de sa pertinence et de son intelligence. Et si ce n'était pas le cas ? Et si, cette fameuse logique tant appréciée de tous et de toutes, n'était pas si sûre que cela ?

La carte n'est pas le territoire. (Van Vogt)

On emploie dans la vie de tous les jours une certaine logique, celle-ci par tout le monde quel que soit son degré d'intérêt pour les sujets ou domaines intellectuels.


La base est la même. Elle est ensuite affinée, et maitrisée, si voulu, à travers l'exercice intellectuel.


Son utilisation, ou encore notre rapport avec cette dernière, dépend de là où nous en sommes dans notre exploration, mais assumons que pour la plupart d'entre nous on se repose sans trop de question sur elle, jusqu'à même la glorifier.


Il faut dire que, d'après nos souvenirs, on nous a, depuis la tendre enfance, enseigné une logique bien particulière. Reine du monde dans lequel nous arrivâmes. Enfin, c'est ce qui était sous-entendu.


De telle manière, qu'elle nous est maintenant très naturelle. Elle fait presque partie de nous-même ("presque" car fondamentalement ce n'est pas le cas).


Jusqu'au jour où quelqu'un ou un évènement nous glisse une suggestion (tintin tintin tintiiin) selon laquelle notre logique ne serait pas si logique que cela. Ce jour-là, on lui signalera peut-être : "bien sûr ! Quand je discute avec toi d'un sujet, j'inclue toutes les possibilités, et celle-là même selon laquelle je ne sais rien fondamentalement par exemple. J'ai conscience que ce que j'exprime ne correspond pas à une représentation juste de la réalité etc.".


Mais est-ce vraiment le cas ?

Peut-être que oui.

Dans ce cas c'est super.

Mais peut-être que non.

Peut-être que notre ouverture d'esprit n'existe que dans notre mental. Que nous n'avons pas réellement conscience de ce qui existe (ou de s'il existe quelque chose) en dehors de ce dernier.

Par ailleurs, ici réside toute la différence entre une philosophie, des réflexions intellectuelles et l'expérience, c'est-à-dire la vérification dans notre expérience de nos croyances et hypothèses.

Imaginons maintenant, qu'au cours de la discussion on oublie nos dires à ce propos, et tout d'un coup, avec grande confiance, et colère on s'exclame : "C'est vrai ! Cet évènement X a été créé par cet évènement Y. Les statistiques le montrent ! Comment peux-tu suggérer autre chose ? C'est ridicule ! Il n'y a pas d'autres manières d'expliquer cela. C'est évident !".



On observe que notre première affirmation à propos de notre conscience des limites de nos dires n'est plus appliquée voir ignorée.


Qu'est-ce qui a changé ?

Nous réagissons de cette manière parce que le sujet de la discussion s'est attardé sur un point sensible, très proche de notre perception de la réalité, de nos croyances. Tellement, que nous ne laissons plus place à la possibilité d'autres perspectives.

C'est très compréhensible.

Cela n'est sûrement pas la première fois que quelqu'un souligne la faible représentativité de la réalité émise à travers des statistiques ou des explications logiques (que nous prenons, par ailleurs, comme constituant des faits).


Le "problème" étant que jusqu'ici toute suggestion d'autres perspectives proposées nous a déçue. En effet, les mêmes personnes qui soulignaient la limite de notre système de pensées utilisaient au final également cette même logique ! Plus encore, tout en pointant du doigts ses limites ils/elles l'employaient dans un but précis, pour supporter leur opinion !


Comprenant très vite cela, nous nous sommes senti.e.s ridicule d'avoir envisagé d'autres possibilités. (ceci se déroulant au niveau inconscient, ou non).



Il n'est pas étonnant que maintenant nous pouvons avoir tendance à être sceptique, ou peut-être un peu radical ou paranoïaque*.


Je dirais même que nous avons peur.


Voyons comment cela peut être vécu différemment, investiguons.


S'il existe au moins deux logiques alors aucune ne peut être La Vérité.


Dans ce cas, nous avons le choix entre celle qui nous convient le mieux. (on reviendrait sur cela dans le prochain article).


Ce qui est drôle (oui j'écris comme je parle, si tu cherchais une lecture littéraire je m'en excuse) c'est que nous savons déjà cela, intuitivement, mais nous ne souhaitons pas l'admettre.

C'est pourquoi, nous avons réagi ainsi quand la personne avec qui nous parlions nous a dit : "Ne serait-ce pas là une question de perspective ? ".



Au moment où on nous a dit cela on a été amené à considérer que :

- il est possible que notre logique ne soit pas aussi vraie, solide que ce qu'on aimerait penser ;

- nous pouvons CHOISIR en quelle logique nous souhaitons croire ou non. Ce simple fait en dit beaucoup sur les prétendues bases de notre supra intelligente logique. (haha je provoque, ne fais pas attention au ton, je m'amuse).


Pendant une fraction de secondes on doute. Notre façon de raisonner est challengée, on pense qu'il s'agit d'une attaque personnelle ou d'un manque de respect, alors on réagit et nie (admettons) l'existence, tout aussi valable, d'autres perspectives.


Ces observations glissent explicitement à notre oreille que :

- la logique mentale employée (par exemple, celle des causes et conséquences) en aucun cas nous définit ou définit la vie.

- elle n'est pas si importante et déterminante pour notre survie comme on pourrait le croire. La vie ne dépend pas, ne repose pas, ne fonctionne pas selon une logique mentale. Son essence n'est pas basée la-dessus, elle les inclue mais c'est tout.

- que sans s'identifier on vit très bien, même mie... bon je te laisse le découvrir. Pas de spoil. Tout cela doit être vérifié et faire le sujet d'une enquête.


C'est à cette enquête que j'invite.


Comme nous l'avons compris la vérité ne peut être trouvée dans les mots.


Accepter que la logique adoptée (admettons toujours) ne traduise et n'explique pas le "fonctionnement" de la réalité peut faire peur. Dans le sens où, pour nous ce serait comme une mort, ou plus précisément le deuil d'une ancienne perception de la vie, de nous-même.


Ainsi, comme nous l'avons dit, aussitôt que l'on peut identifier ou simplement imaginer d'autres types de logiques, aussitôt que l'on remarque que leur contenu change avec le temps, les évènements, l'apport ou l'absence d'informations elles ne peuvent être Vraies.


Les logiques peuvent seulement tendre vers le Vrai**.


Cela inclut la logique utilisée présentement.


Dans le prochain article on verra comment choisir sa logique, et on développera ce qu'on entend par multiples logiques.


En présence,

Lifexploratrice

- Marie Mazeau professeure de Yoga sur Paris et à l'international. Guidance avec douceur et Joie.


* ne pose pas tant d'attention sur ces termes. Ils ne te définissent et ne définissent personne. Tu peux les utiliser s'ils t'aident à mieux t'explorer, c'est tout. Si tu ressens que tu réagis de manière négative à leur lecture peut-être que relire l'article Qu'est-ce que c'est l'égo en fait ? t'apportera un vent d'air frais)


** La notion de vérité est à explorer. Ce sera pour une autre fois.


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